Boutros Zakarias

Bloc-Notes de Mgr Bernard Podvin, Porte-parole des évêques de France, paru dans la Croix du Nord jeudi 11 octobre 2013
Source http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/actualites/n-oubliez-pas-les-chretiens-d-orient-17299.html
Vous qui venez de vivre une sympathique rentrée paroissiale, sous un été indien, n'oubliez pas vos frères d'Orient qu'on assassine sur le parvis de leur église.
Vous qui participez à des colloques sur les droits de l'homme, n'oubliez pas vos frères d'Orient qui n'ont guère le luxe de vivre ces « nuances » envers les dictateurs en place.
Vous qui chantez les béatitudes, apprenez que c'est un combat effroyable de résister aux corruptions d'une guerre civile.
Vous qui aimez voyager, n'oubliez pas que vos frères chrétiens sont « chez eux » en Orient. Ils sont orientaux et disciples de Jésus, habitant le berceau historique de la même foi qui nous anime en Occident.
Vous que l'interculturalité passionne, n'attendez pas que la minorité chrétienne ait totalement disparu du Proche Orient, pour déplorer la régression de cette région.
Vous qui prônez le dialogue interreligieux n'oubliez pas que rien de crédible ne se construit sans réciprocité.
Vous qui êtes pleins d'assurance quant aux solutions diplomatiques et militaires concernant cette poudrière, consultez donc vos frères d'Orient. Ils vous diront ce qu'ils pensent, par exemple, de ce qui est advenu en Irak.
Vous qui pensez que les réseaux sociaux suffisent à construire un « printemps » politique, écoutez donc la sagesse de ces chrétiens « du parchemin », fils des Pères du désert.
Vous qui vous regardez fréquemment dans la glace, afin de savoir si vous êtes encore chrétien, savez-vous que c'est à Antioche, en cette région meurtrie, que vos aînés ont reçu pour la première fois le nom de chrétiens?
Vous qui idéalisez la diaspora, croyez-vous sincèrement que vos frères dans la foi n'ont d'autre issue que l'exil?
Vous qui avez quelque influence sur l'économie du monde, nous direz-vous à quel prix vous consentez perdre votre âme?
Vous qui voulez aider les chrétiens d'Orient, ne les transformez pas en « occidentaux » au risque de les exposer davantage.
Vous qui voyez l'Orient de loin, chaussez des lunettes, appréciant l'irremplaçable contribution des chrétiens à la société, à l'économie et la culture de leur peuple.
Vous qui regardez les images récentes de réfugiés syriens, n'oubliez jamais que nombre d'irakiens, kurdes, palestiniens, et tant d'autres, ne sont jamais rentrés chez eux, et sont des « réfugiés permanents ».
Vous qui projetez un séjour en Jordanie, savez-vous ce que subissent comme pression ces pays, derniers havres de la région?
Vous qui, à juste titre, n'avez pas de mots assez forts pour dénoncer les exactions chimiques, entendez-vous les chrétiens d'Orient vous dire que la mort ajoutée à la mort ne donnerait pas la vie? Vous qui déplorez votre inculture religieuse, instruisez-vous très vite de ce que représente la mosaïque des appartenances religieuses en cette région. D'ici peu, ces familles prendront l'avion, dans le meilleur des cas. Elles prendront, hélas, la route bombardée dans le cas le plus prévisible.
Vous qui défendez les chrétiens d'Orient et d'Asie, ayez en très haute estime les musulmans qui sont à leurs côtés pour faire une chaîne humaine contre le terrorisme aveugle. Vous qui détestez à juste titre qu'on violente un être humain au nom de Dieu, ne demandez pas à l'épicier de votre quartier de porter sur ses épaules tout l'intégrisme du monde. Vous qui regardez dans le rétroviseur des siècles, le christianisme antique qui fut prospère, entendez-vous le Christ vous dire aujourd'hui « de ne pas craindre, petit troupeau »? Ne baissons pas les bras. Luttons contre l'amnésie qui ronge nos cœurs d'occidentaux résignés. L'étau dans lequel se trouvent nos frères d'Orient est étroit. Un oriental est quelqu'un qui se répète souvent dans sa poésie ou sa mélopée. Ne nous lassons pas de crier, sur toute agora, que l'avenir des chrétiens d'Orient est question de vie! Mgr Bernard Podvin. Porte-parole des évêques de France
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L'édition française (VOIR) du site international Aleteia a publié un article intéressant relatant la conversion d'un jeune imam d'une région musulmane de l'Inde, et la persécution subie dans sa famille. Nous le reproduisons ci-dessous. C'est un exemple de conversion au christianisme d'un religieux musulman parmi d'autres. Dans l'un de ses messages "Paroles de vérité", diffusé dans le Moyen Orient via satellite par la station Al-Hiyat, le Père copte égyptien Zakaria Boutros a donné de nombreux autres cas de conversions d'imams, mollahs, prêcheurs et missionnaires du Dawa'h (LIRE). Plus de détails, avec le nom des convertis, sont donnés dans:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/christianity/video/x20csh_muslim-clerics-convert-to-christian Dans cette liste, on trouve, en deuxième position, le Dr Mohamed Rahouma, ancien recteur de l'Université Islamique Al Azhar au Caire qui a publié le récit de sa conversion sous le titre "Allah cet inconnu", aux éditions Qabel (CF.)
L'article du site Aleteia
Mario Joseph, jeune imam dans une région musulmane de l’Inde, est devenu catholique. Son père a voulu le tuer.
Mario Joseph était imam à 18 ans, il est devenu chrétien et son père a essayé de le tuer. Aujourd'hui, il est prédicateur catholique en Inde. Sa conversion au christianisme a entraîné sa condamnation à mort.
Dans le cimetière indien de son village, il y a une pierre tombale avec son nom et, dessous, un cercueil avec une sculpture en argile de sa taille. Son père lui a dit: « Si tu veux être chrétien, je dois te tuer ».
Mais la tombe est vide. Et Mario Joseph est bien vivant. Lartaun de Azumendi a pu l’interviewer sur la radio espagnole Cope
Mario Joseph, vous aviez 18 ans et vous étiez un religieux musulman. Que s’est-il passé pour que votre regard ait changé ainsi?
J'étais le troisième de six enfants, et j’avais 8 ans quand mon père m'a envoyé dans une école coranique pour devenir imam. Après dix années d’études, à 18 ans je suis devenu imam
Un jour que je prêchais à la mosquée que Jésus-Christ n'était pas Dieu, une personne présente m’a dit de ne pas dire cela et m’a demandé qui était Jésus-Christ. N’ayant pas de réponse à donner, je me suis mis à lire le Coran d’un bout à l’autre, et là j'ai découvert que, au chapitre 3, il est question de Jésus, souvent cité sous le nom de Jésus-Christ, et qu’au chapitre 19, on parle de Marie.
Dans le Coran, Marie est le seul nom de femme qui apparaît, et il est dit que Jésus est la Parole de Dieu.
Vous viviez en Inde dans une zone musulmane?
Oui. A majorité musulmane et hindoue, il n’y a pratiquement pas de chrétiens.
Et à partir de ce doute qui s’est emparé de vous pendant que vous prêchiez, comment a commencé le processus de votre conversion?
Dans le Coran, il est dit que Mahomet est mort, mais que Jésus-Christ est toujours vivant. Quand j’ai lu ceci, j’ai pensé, alors… lequel dois-je accepter, celui qui est mort, ou celui qui est vivant?
J'ai demandé à Allah lequel je devais accepter, et j'ai commencé à prier afin qu’il m’aide, et quand j'ai commencé à prier, j'ai ouvert le Coran ; et le Coran, au chapitre 24 verset 10, dit que si tu es en doute sur le Coran, interroge la Bible
J’ai donc décidé d’étudier la Bible. C’est alors que j’ai compris qui est le Dieu véritable et, à partir de là, j’ai embrasé le christianisme.
Vous le racontez de façon très naturelle tout en sachant la situation que vous pouviez vivre si vous l’acceptiez. Que s’est-il passé avec votre entourage?
Lorsque je me suis converti, je suis allé dans un centre de retraite et ma famille a commencé à chercher. Ils m’ont trouvé là. Mon père m’a frappé durement et m'a emmené à la maison. Quand nous sommes arrivés, il m’a enfermé dans une pièce, m'a attaché les mains et les pieds, m’a déshabillé, m’a frotté les yeux, la bouche et le nez avec des substances piquantes, et m’a laissé là sans nourriture pendant 28 jours. Passé ce laps de temps, mon père est venu et m’a saisi par le cou pour voir si j’étais vivant.
J'ai ouvert les yeux et j'ai vu qu'il avait un couteau dans sa main. Il m'a demandé si j'acceptais Jésus et m'a dit qu'il me tuerait si je l’acceptais. Je savais que mon père allait me tuer, car c’est un musulman très dur, j’en étais convaincu. Je lui ai dit que j’acceptais Jésus-Christ et, à ce moment-là, une lumière très puissante a frappé mon esprit et m'a donné la force de crier de toutes mes forces: Jésus!
C’est alors que mon père est tombé et que le couteau qu’il tenait à la main s’est fiché dans sa poitrine, lui occasionnant une grande coupure. Il a commencé à saigner abondamment, tandis que de l’écume sortait de sa bouche. Ma famille, craignant pour lui, l’a emmené à l’hôpital et ils ont oublié de fermer la porte. J’ai ainsi pu sortir et prendre un taxi pour aller au centre de retraites où ils m’avaient pris, et je suis resté caché là.
Il semble incroyable que vous ayez eu la force physique pour sortir et vous rendre à ce centre d’accueil catholique …
Bien qu’affaibli et n’ayant que la peau sur les os, cette lumière m’a fait reprendre des forces et une santé que je ne savais pas d’où elle venait. Cependant, je subis encore les séquelles de ce châtiment, car j’ai un ulcère de l’estomac et des ulcères dans la bouche.
Une histoire qui porte l’empreinte de Dieu. Il n’est pas normal qu’on puisse sortir ainsi renforcé. Cela s’est passé il y a combien de temps?
Il y a 18 ans. La souffrance m’accompagne encore car il est écrit dans le Coran, en plus de 18 endroits, que celui qui rejette le Coran, il faut l’éliminer.
Depuis, vous n’avez plus revu votre père?
Je ne suis pas retourné dans mon village. Jamais plus je n’ai foulé ma terre. Mieux encore, je suis enterré là-bas parce que mes parents ont construit une pierre tombale, avec mon nom et le jour où je suis né.
Article traduit de l’édition espagnole de Aleteia par Elisabeth de Lavigne
L’intégralité de l’interview en espagnol sur la chaine de radio COPE: http://www.cope.es/player/id=2013110504370001&activo=10
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Ce texte est la traduction d'un article de M. Introvigne (SOURCE), publié dans la Nuova Bussola Quotidiana relatif aux statistiques concernant le nombre de chrétiens assassinés chaque année, en raison de leur foi.
Introduction de Massimo Introvigne
Le Professeur Todd Johnson est le successeur de son collègue David Barrett (1927-2011), «Monsieur Statistiques» pour les chercheurs de sciences religieuses à travers le monde entier, à la tête du Center for the Study of Global Christianity de South Hamilton (Massachusetts), un centre qui est à l'origine des statistiques sur le nombre des fidèles des diverses religions utilisés par un grand nombre d'universités - et aussi d'Eglises et de communautés religieuses - à l'échelle internationale. Johnson sera en Italie en décembre pour un certain nombre d'engagements, et débutera un séminaire par un rapport sur la méthodologie de la statistique religieuse organisé par l'Université Roma Tre, en collaboration avec le CESNUR et avec l'Académie des Sciences humaines et sociales, le 16 Décembre. Barrett et Johnson sont également à l'origine de ce qu'ils appellent la «martyrologie» c'est-à-dire la compilation de statistiques sur le nombre de chrétiens tués « dans des situations de témoignage» ce qui signifie tués parce que chrétiens. Ces chrétiens qui ont été tués, selon Barrett et Johnson, sont au nombre de soixante-dix millions de la mort de Jésus-Christ à l'an 2000, dont 45.000.000 se concentrent durant le XXe siècle. Dans la première décennie du XXIe, de 2000 à 2010, selon Barrett il y en a encore eu un million, soit 100.000 par an. Cette estimation d'une moyenne calculée sur dix ans était de 105.000 en 2011 - l'année où, en commentant ces chiffres lors d'une réunion de l'Union européenne, il la traduisait dans la formule, arithmétiquement logique par rapport au chiffre de 105.000, "d'un chrétien tué toutes les cinq minutes" - alors que l'estimation de Johnson pour 2013, publié dans le numéro 37/1 de sa publication "Bulletin international de recherche missionnaire" était de 100.000. Périodiquement, ces chiffres sont attaqués; et récemment une information parue sur le site de la BBC donnait l'impression que Johnson lui-même les avait en quelque sorte redimensionnés ou retirés. Afin de clarifier la façon dont les choses se présentent, j'ai interviewé le professeur Johnson lui-même.
Interview. Professeur, est-il vrai que vous avez démenti la fameuse statistique des 100.000 chrétiens tués chaque année?
Mais pas du tout. Il se peut que le journaliste de la BBC ne m'ait pas bien compris, mais j'ai simplement expliqué que la statistique se réfère à une moyenne des dix dernières années, non à une année donnée. Par conséquent, la statistique que nous avons publiée en 2013 correspond à la somme des morts des années 2003 à 2012 divisée par dix. Et la somme divisée par dix donne précisément 100.000. Si nous nous livrons au même exercice l'an prochain, nous ferons le total des morts de 2004 à 2013 et nous le diviserons par dix. Ce chiffre est significatif d'une tendance bien plus que s'il se concentrait sur une seule année où les données peuvent être modifiées par des variables éphémères, et où l'on risque d'annoncer des retournements décisifs causés par des événements positifs ou négatifs qui ne se répéteront pas les années suivantes.
La BBC objecte que 90% des morts au cours des dernières années ont été tués dans la République démocratique du Congo, où il ya une guerre civile en cours. Quelle est votre réponse? Pour certaines des dix années prises en compte par l'évaluation sur dix ans, il est vrai que les données du Congo pèsent jusqu'à 70% - 90% est exagéré, mais nous avons toujours dit que le Congo pesait beaucoup - ce n'est pas une découverte de la BBC - tandis que sur l'échelle de la décennie, si l'on regarde les autres années, nous prenons en considération une donnée non moins importante, celle du Sud-Soudan, où les choses se sont améliorées ensuite. Beaucoup de mes dernières interventions lors de conférences internationales examinent la situation au Congo, et l'affaire est intéressante pour expliquer notre méthode. Il ya certainement des cas où il est difficile de déterminer si des personnes sont tuées en raison du fait qu'elles sont chrétiennes ou pour des raisons ethniques ou politiques. Dans ce cas, nous évaluons le poids du facteur religieux et sur la base de ce facteur nous attribuons un pourcentage du total des personnes tuées à des raisons religieuses. Pour le Congo, nous avons estimé - de façon très prudente et à titre de précaution - que le facteur religieux intervient pour vingt pour cent dans les raisons qui provoquent les assassinats. Je dis prudente et à titre de précaution parce que nous avons recueilli sur le terrain, des centaines de témoignages qui parlent de personnes tuées dans les églises et tuées parce que, pour des raisons religieuses, elles refusent de se battre dans les milices ou a fortiori de s'impliquer dans des guerres qu'ils estiment injustes. Par conséquent, pour chaque année, nous ne comptabilisons pas cent pour cent de chrétiens assassinés au Congo dans nos statistiques, mais seulement vingt pour cent. Nous adoptons des critères similaires pour les autres pays. Les critères, on peut toujours les discuter, mais je dois avouer que je ne comprends pas bien les objections qui vous invitent à soustraire les chrétiens tués au Congo, comme s'ils étaient des victimes de seconde zone par rapport à ceux d'autres pays. Mais la BBC affirme que ce ne sont pas des «martyrs». Est-ce vrai?
La notion de «martyr» n'est pas univoque. Par exemple, la tradition juive - qui considère «martyrs» les victimes de l'Holocauste - ou celle de l'islam qui ont un concept plus extensif du "martyre" que celui du christianisme. Je suis protestant, mais je sais que l'Église catholique a en revanche un concept plus restrictif: seul est "martyr" celui qui offre volontairement sa vie pour sa foi. Si quelqu'un est victime d'une bombe qui fait exploser une église ou un local fréquenté par les chrétiens, pour l'Église catholique, il n'est pas nécessairement un «martyr», alors que pour de nombreux protestants il l'est. Nous sommes conscients de ces différences de terminologie, et c'est pourquoi aujourd'hui nous avons tendance à moins parler de «martyrs» mais plutôt de «personnes tuées dans des situations de témoignage».
Si la situation au Congo devait s'améliorer, votre moyenne calculée sur la dernière décennie va baisser?
Il y a des chances, et nous espérons qu'il en sera ainsi. Mais je voudrais ajouter un mot d'avertissement. Lorsque la situation s'est améliorée au Sud-Soudan, nous avons pensé que nous pourrions arriver à des estimations beaucoup plus faibles, et c'est alors qu'a explosé la situation dramatique au Congo. L'histoire du christianisme dans les deux derniers siècles ne conduit pas à l'optimisme: quand la violence s'atténue dans un pays particulier, elle explose souvent ailleurs. Le fait que les chrétiens soient victimes de campagnes de haine, soient discriminés, soient tués en nombre encore élevé dans de nombreuses régions du monde fait craindre que de nouvelles flambées de violence se produisent dans d'autres zones géographiques.
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Pour honorer le martyrologue interreligieux. Lʼinvocation pérenne des bienheureux inscrits au martyrologue pour le dialogue de salut avec lʼislam, lʼhindouisme et le bouddhisme s'avère indispensable à notre temps.
Si le concile Vatican II ne se prononce pas sur le passé douloureux souvent violent avec les bouddhistes et hindouistes, il déclare à propos des musulmans « Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle » (Nostra Ætate, n°3). Est-ce à dire qu’il faudrait oublier le sang des martyrs, une semence de chrétien selon l’Africain Tertullien (Apologeticus, 50, 13 ; CCSL, n. 1, p. 17 « semen est sanguis Christianorum »)? Leur sang parle encore sans aucune haine car le martyre inclut l’idée de pardon suivant l’exemple même de Jésus martyrisé sur la Croix "Et Jésus disait « Père, pardonne-leur: ils ne savent ce qu’ils font»" (Luc 23, 34). Le premier des martyrs après Jésus montre l’imitation parfaite du Christ (cf. 1 Co 11, 1) « Puis [Étienne] fléchit les genoux et dit, dans un grand cri: "Seigneur, ne leur impute pas ce péché." Et en disant cela, il s’endormit.» (Act 7, 60.). En somme, bien que morts, et malgré l’objurgation du Concile, ils demeurent bien vivants et agissants du haut du Ciel dans le cœur de l’Église universelle. Ils nous parlent encore à l’instar d’Abel qui « bien que mort, parle encore » (He 11, 6). 13 janv. En 852, à Cordoue, saint Abdallah, moine, martyrisé avec saint Gumesinde, prêtre, pour avoir confessé la foi chrétienne face à l’Islam. 16 janv. À Marrakech dans le royaume des Maures, en 1220, les cinq premiers martyrs de l’Ordre des Mineurs les saints Bérard, Othon, Pierre, prêtres, Accurse et Adjoint, religieux. Envoyés par saint François annoncer l’Évangile du Christ aux musulmans, ils furent saisis à Séville et bientôt conduits à Marrakech, où le prince des Maures, furieux, leur fendit la tête de son cimeterre.
4 fév. À Oriur dans le royaume de Maravesi en Inde, en 1693, saint Jean de Brito, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Imitant le mode de vie et l’habillement des ascètes du pays, il convertit beaucoup à la foi chrétienne, mais arrêté et condamné à mort, il reçut la couronne d’un glorieux martyre.
10 fév. Dans l’Ordre des Prêcheurs, en 1645, le bienheureux Alexandre de Lugo, martyr. Dominicain espagnol qui voulut évangéliser les Turcs, et comme tant d’autres chrétiens, principalement orthodoxes, connut le martyre par fidélité au Christ qu’il ne voulut jamais renier.
11 mars À Cordoue en Andalousie, en 859, saint Euloge, prêtre et martyr. Suivant les traces des saints martyrs de cette ville, dont il composa le mémorial, il fut décapité à cause de son éclatante confession du Christ.
13 mars À Cordoue en Andalousie, en 857, les saints martyrs Rodrigue et Salomon. Le premier, qui était prêtre, refusa de croire que Mahomet était vraiment un prophète envoyé par le Tout-puissant et fut jeté en prison, où il tomba sur Salomon, qui avait adhéré un moment à l’islam. Tous deux donnèrent une fin glorieuse, par la décapitation, au parcours de leur combat.
10 avril Dans l’Ordre des Prêcheurs, en 1460, le martyre du bienheureux Antoine Neyrot, prêtre. Initié à la vie dominicaine par Antonin de Florence, il fut emmené captif à Tunis au cours d’un voyage vers la Sicile. Pour retrouver la liberté, il abjura et se maria. Lorsque des marchands italiens lui rapportèrent la mort édifiante de saint Antonin, le remords l’envahit il confessa publiquement la foi et fut mis à mort le Jeudi Saint.
17 avril À Cordoue en Andalousie, en 856, les saints martyrs Élie, prêtre, déjà avancé en âge, Paul et Isidore, moines encore jeunes, qui furent mis à mort par ordre de Mohammed, fils d’Abdérame II, à cause de leur profession de foi chrétienne
18 avril En Andalousie, en 850, saint Parfait de Cordoue, moine et martyr. Parce qu’il s’en était pris à la doctrine de Mahomet et avait confessé fermement sa foi dans le Christ Fils de Dieu, il fut mis en prison par les Maures et ensuite tué d’un coup d’épée.
14 juin À Cordoue en Andalousie, en 853, les saints martyrs Anastase, prêtre, Félix, moine, et Digne, vierge, qui périrent le même jour. Anastase, pour avoir professé la foi chrétienne devant les consuls maures, musulmans, eut aussitôt la tête tranchée. On exécuta en même temps Félix, originaire de Gétulie en Afrique, qui, en venant dans les Asturies, s’était converti à la foi catholique et avait embrassé l’état monastique. Digne, une jeune moniale, reprocha ouvertement au juge ce double meurtre et fut aussitôt décapitée.
26 juin À Cordoue en Andalousie, en 925, saint Pélage, martyr. À l’âge de treize ans, pour la foi du Christ et pour garder la chasteté en repoussant les avances du calife Abd ar-Rahman III, il fut, sur son ordre, déchiqueté et coupé en morceaux avec des pinces de fer, consommant ainsi glorieusement son martyre.
27 juillet À Cordoue en Andalousie, en 852, les saints martyrs Georges, diacre et moine syrien, Aurèle et sa femme Sabigothe, Félix et sa femme Liliose. Dans la persécution des Maures, pris par le désir de témoigner de la foi dans le Christ, ils ne cessaient de louer le Christ dans leur prison et à la fin furent décapités.
11 août Au Tibet, le bienheureux Maurice Tornay, originaire de Suisse dans le Valais (près d’Ornières), chanoine régulier du St-Bernard, mort assassiné par des lamas tibétains le 11 août 1949 au col du Choula, à la frontière sino-tibétaine alors qu’il cherchait à pénétrer cette région reculée du monde en annonçant l’évangile de Vérité.
14 août À Otrante, en Italie, les 800 habitants de cette ville du Salento tués le 14 août 1480 par les Turcs conduits par Gedik Ahmed Pacha pour avoir refusé courageusement de se convertir à l’islam après la chute de leur ville.
21 août À Alzira, dans la région de Valence en Espagne, les saints martyrs Bernard, qui s’appelait auparavant Ahmed, moine cistercien, et ses sœurs Marie et Grâce, qui s’appelaient auparavant Zoraïde et Zaïde, conduites par leur frère de la religion musulmane à la foi du Christ, tous trois exécutés vers 1180, sur l’ordre d’un autre frère, demeuré musulman et émir de Valence.
15 sept. À Cordoue en Andalousie, en 852, les saints martyrs Émile, diacre, et Jérémie. Après avoir longtemps langui en prison, pendant la persécution des Maures, ils eurent enfin le cou tranché pour le Christ, et consommèrent ainsi leur martyre.
10 oct. À Ceuta au Maroc, en 1227, les sept premiers saints martyrs de l’Ordre des Mineurs Daniel, Samuel, Ange, Léon, Nicolas et Hugolin, prêtres, ainsi que Domne, religieux. Envoyés par le frère Élie pour annoncer l’Évangile du Christ aux Maures, ils subirent des affronts, des chaînes, des coups et eurent enfin la tête tranchée, recevant ainsi la palme du martyre. 22 oct. À Huesca en Aragon, en 851, les saintes Nunilon et Alodie, vierges et martyres. Nées d’un père musulman, mais élevées par leur mère dans la foi chrétienne, elles refusèrent d’abandonner la foi du Christ et, après une longue captivité, en vertu d’un édit de l’émir de Cordoue, Abd-ar- Rhaman II, elles furent tuées d’un coup de sabre. 6 nov. À Jérusalem, en 638, les saints martyrs Callinique et ses neuf compagnons. Quand la ville de Gaza fut prise par les Sarrasins, eux qui étaient soldats furent arrêtés, mais exhortés par l’évêque saint Sophrone, ils confessèrent le Christ, et pour cela furent décapités. 14 nov. À Jérusalem, en 1301, les saints martyrs Nicolas Tavelic, Déodat Aribert, Étienne de Cuneo et Pierre de Narbonne, prêtres de l’Ordre des Mineurs ; ayant prêché librement la religion chrétienne sur la place devant les Sarrasins, ils confessèrent avec constance le Christ Fils de Dieu et furent brûlés vifs. 18 nov. Au diocèse du Puy, en 632, saint Chaffre, abbé et martyr, sans doute victime d’un raid des Sarrasins.
24 nov À Cordoue en Andalousie, en 854, les saintes Flora et Marie, vierges et martyres, qui, durant la persécution des Maures, furent jetées en prison en même temps que saint Euloge et périrent par l’épée.
Honoré par Tous: 1er juin Au monastère d’Oña, dans la province de Burgos en Castille, vers 1060, saint Ignace d’Oña, abbé, homme pacifique, qui fut pleuré même par les Juifs et les Maures.
Cette énumération incomplète en soi pour les siècles parcourus reste en outre très partielle les nombreux et récents martyrs, post-Vatican II, de Turquie, du Proche et du Moyen Orient, d’Algérie, d’Afrique noire, du Pakistan ou d’Inde, attendent leur procès pour entrer dans cette glorieuse liste d’intercession pour le « dialogue de salut » (Paul VI) avec les adhérents à l’islam, à l’hindouisme ou à d’autres religions, en vue du Christ et de son Église. Fr Edouard Divry o. p.
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Fatima Mohammed al-Salem, une femme yéménite de trente ans, travaillant dans un cabinet d’avocats, a été incarcérée dans un hôpital psychiatrique à cause de sa conversion. Selon la presse locale, Fatima Mohammed al-Salem décide de quitter l’islam et d’embrasser la religion chrétienne. Elle prend cette décision après avoir été « horrifiée », par le massacre perpétré par l’organisation d’Al-Qaeda dans un hôpital à Sanaa, la capitale yéménite, faisant plus de 200 victimes. A peine sa décision divulguée, le parquet a ordonné l’arrestation de cette dame et son incarcération dans un hôpital pour malades mentaux pour examiner son état de santé. L’hôpital en question se trouve à Hodeida, une ville située au sud du pays. Les médecins psychiatres à l’Hôpital Dar As-Salam ont déclaré au quotidien koweïtien « El-Raï’ » que, suite à l’examen de la personne en question, ils ont fourni au Parquet un rapport médical stipulant qu’elle est malade mentale, qu’elle souffre de « la folie de grandeur » et qu’elle se trouve sous le choc de son divorce avec son deuxième mari ainsi que du massacre qu’elle a vécu à l’Hôpital d’al-Difaa ». Les médecins ont jugé nécessaire de « la maintenir » au Centre de l’Assistance psychiatrique afin de garantir et de surveiller son traitement. « Ignorance des droits de croyance » Les défenseurs des droits de l’Homme au Yémen considèrent son incarcération dans un asile psychiatrique comme preuve de « l’ignorance » du droit de tout être humain à changer sa croyance. Le président du Centre yéménite des Droits civiques (CYDC), Nour Azazi a déclaré à la presse locale que « la liberté de croyance est un droit juridique garanti par la Constitution yéménite qui stipule le respect et l’application des pactes internationaux ». Il a ajouté que « la justice yéménite est encore dominée par la culture traditionnelle qui ne reconnaît pas la liberté de croyance ». Selon la presse yéménite, Fatima aurait considéré, au cours de l’enquête, que sa conversion au christianisme ne veut pas dire que « la religion islamique est mauvaise, mais parce que ses opposants l’utilisent en connivence avec ceux qui prétendent détenir le califat d’Allah sur terre pour la déformer et maintenir ses adeptes sous la bannière du terrorisme et des poursuites internationales » Fatima Al-Salem a été arrêtée sous prétexte d’apostasie et de conversion au christianisme dans la ville de Bajel dans le gouvernorat de Hodeida à l’Ouest du Yémen. Fatima s’est convertie au christianisme « pour communiquer avec les Djinns » Suite à son arrestation, les rumeurs concernant son renoncement à l’islam et sa conversion au christianisme ont fusé de tout bord. Certains sources proches de l’intéressée auraient, selon la presse locale, fait savoir « qu’elle pratique des rituels étranges pour extraire des trésors et que le Djinn lui a demandé de se convertir au christianisme pour pouvoir communiquer avec elle ». Cependant, des juristes ont dénoncé ces fausses rumeurs dont l’objectif consiste à l’accuser de folie, de magie ou de charlatanisme, afin d’atténuer l’impact de cette affaire dans la société et d’occulter les raisons de son apostasie. (traduction de Maurice Saliba)
http://www.radiosawa.com/content/Yemeni-girl-convert-into-Christianity-/241985.html#ixzz2sdIFFn7K
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Voici une preuve de plus, s'il en était besoin, de la situation que vivent beaucoup de musulmans: la foi islamique leur est imposée et, pour éviter de la quitter, les autorités veillent à ce qu'ils n'aient aucune possibilité de comparaison entre le Coran et la Bible...Et surtout pas de contacts avec les chrétiens qui annoncent l'Evangile!
 Merci à Christian D. de nous avoir signalé cette information dénichée sur le site de l'Orient-le-jour. [] Par précaution, dans le cas où le lien n'est plus disponible, voici l'extrait: Le 26/07/12. Les autorités saoudiennes ont arrêté mardi un ressortissant libanais et un Saoudien dans la ville de Khobar pour avoir aidé une jeune Saoudienne à se convertir au christianisme, rapporte le site d’information saoudien Sabak. Les deux suspects ont ensuite été relâchés sous caution hier, précise encore le site. Le ressortissant libanais serait toutefois interdit de quitter le territoire saoudien, toujours selon Sabak. « Le Saoudien et le Libanais sont accusés d’avoir aidé la jeune fille de 28 ans à fuir le royaume vers le Bahreïn puis le Liban où elle aurait trouvé refuge dans une église », affirme le site, citant les parents de la Saoudienne. Cette dernière aurait rencontré les deux hommes dans la compagnie où elle travaille à Khobar.
Le 30/07/12. Nous apprenons (alléluia!) que notre soeur d'Arabie a pu s'éloigner encore, puisqu'elle a été interrogée par le père Boutros Zakarias sur l'un des sites sur lesquels il évangélise à partir des USA:
 alleluia
 alleluia
9 alleluia